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Site multimédia créé par le Parc National des Ecrins et le Centre de l'Oralité Alpine du Département des Hautes-Alpes

 

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stations de ski des hautes-alpes
« On ne fait pas de station sans casser des oeufs »
La naissance des stations de ski dans les Hautes-Alpes est liée à la présence de personnalités qui ont misé sur l’Or Blanc dans le contexte favorable de l’époque. Ces hommes et femmes ont embarqué les vallées dans une logique de développement qui a modifié l’économie, l’image et la sociologie du département. Une collecte auprès de 90 témoins a été engagée par le Centre de l’Oralité Alpine sur l’ensemble des stations des Hautes-Alpes. Cette rubrique est l’illustration de cette histoire encore vivante et dynamique.
Attention : toutes les stations n’auront pas leur POM, seules les grandes vallées seront représentées.

Vars-Risoul, complémentaires et autonomes

Tout semble les distinguer dans leur histoire et seule la géographie les aurait réunies : une antériorité touristique existe à Vars avant la guerre et Le Corbusier a été désigné en 1939 pour dessiner les contours d’une station de ski du futur au niveau du Col de Vars ; Risoul est né au début des années 70 dans un contexte favorable aux stations de seconde génération avec une grenouillère comme symbole du cœur de toute station. Si la clientèle est initialement plus huppée et hôtelière à Vars, elle serait plus sociale à Risoul.

Montgenèvre, la mère-station

Réputée pour son ancienneté et pour son rôle dans le développement du ski alpin, Montgenèvre peut être qualifiée de « berceau » du ski français. L’une des figures locales des années 30 est Germain Jullien qui fonde l’une des premières sociétés d’aménagement et de développement dont le but est la construction et l’exploitation du premier téléski en 1936 et de l’auto remonte pente du Chenaillet en 1938.

Naissance d’une grande station, Serre Chevalier - 1° partie

S’il est reconnu par tous que Serre-Chevalier est une seule et même station, que de péripéties ont émaillé la réalisation de cette unité ! Tout commence dans les années 30 où les velléités de réaliser une « zone de loisirs liée à la neige » émergent ; l’aboutissement en sera la réalisation du plus grand téléphérique d’Europe à Chantemerle, inauguré en 1941.

Des gouvernances en mouvement

L’ensemble des 90 enquêtes conduites par le Centre de l’Oralité Alpine sur la thématique des stations de ski permet de mettre en exergue l’histoire de chacune des vallées impactées par l’émergence et le développement du ski. Cependant, un regard plus distancié permet de considérer que des procédures, des lois et des organisations territoriales ont participé à la structuration de la gouvernance des stations au fil du temps

L’esprit du ski au Pays de la Meije – Vallée de la Haute-Romanche

L’ancien canton de La Grave comptait jusqu’en 2013 quatre espaces dévolus au ski alpin : le Col du Lautaret, Villar d’Arêne, le Chazelet et le téléphérique de la Meije, preuves de l’engouement pour le ski de ces deux communes. Jusqu’en 1970, toute la dynamique s’est essentiellement portée sur le Chazelet, ce dernier ayant en effet fait l’objet de vastes projets d’équipement ; son promoteur, Monsieur Carat, accompagné de collaborateurs sur place, la vouaient à une destinée de grande station.

Chaque chose a son revers et sa face sombre… Il faut savoir la négocier » - Vallée du Champsaur

A la sortie de la seconde guerre mondiale, l’activité en montagne est essentiellement centrée sur l’agriculture, et les jeunes champsaurins n’imaginent pas leur avenir reposer sur cette seule activité. Leurs arguments pour créer une station de ski se tissent sur leur capacité à rêver le pays autrement, à imaginer une organisation autre de la société traditionnelle.

Les stations de Pelvoux et de Puy Saint-Vincent, les étoiles vallouisiennes

La Vallouise avait construit sa réputation dès la fin du XIXe siècle sur l’alpinisme, c’est pourquoi la montée en puissance du ski à la fin de la seconde guerre mondiale laissait à penser que la commune la plus préparée au tourisme, Pelvoux, se saisirait de cette opportunité pour compléter son offre en matière d’activités de montagne.

L’histoire n’était pas écrite, Il faut des rencontres - Vallée du Dévoluy

L’histoire du ski dans le Dévoluy passe par un homme, Jean Grandmont et du réseau qu’il a tissé à ses côtés : réseau des polytechniciens avec les Grands Travaux de Marseille et réseau local avec une poignée de dévoluards volontaires pour accompagner leur maire dans la saga du ski des années 60 et pour lancer la première activité touristique de la vallée.

Stations villages avant l’heure - Vallée du Queyras

Si l’influence de Philippe Lamour fut indéniable dans le Queyras, la dynamique des queyrassins est sans conteste dans cette grande épopée que fut la création des sept stations initiales, constitutive de ce que fut cette « vallée de ski ». L’originalité de ce projet collectif repose sur la capacité de Lamour à avoir utilisé tous les outils que l’administration française offrait aux collectivités locales en matière d’aménagement, de développement et de structuration des zones rurales.

Les Orres, un village en mutation

Peu de temps après la mise en eau du lac de Serre-Ponçon, la commune des Orres fait le choix du tourisme d’hiver au milieu des années 60. La course de ski de la Portette existait bien avant la dernière guerre et peut-être a-t-elle inspirée les fondateurs de la station pour créer un domaine skiable à son emplacement.
     

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